Comment tomber dans le bullshit en cherchant les bullshit jobs

Critique du livre La révolte des premiers de la classe et conceptualisation des bullshit jobs

La révolte des premiers de la classe[1] est un livre écrit par Jean-Laurent Cassely en 2017. Constatant dans les grands journaux une épidémie de témoignages de diplômés se convertissant professionnellement vers des domaines iconoclastes, il souhaite saisir le phénomène en lui apportant une épaisseur théorique, au-delà de la simple collection des témoignages. Le pari est-il réussi ?

Le phénomène du « blues des surdiplômés »[2] est de plus en plus médiatisé[3]. Au-delà de ces témoignages, il est intéressant d’essayer d’en faire une conceptualisation. Passée l’introduction, le premier chapitre de ce livre s’ouvre avec deux exemples de diplômés d’écoles de commerce ayant modifié leur début de carrière pour travailler dans l’alimentation. Ces deux histoires personnelles citées en début d’ouvrage ont force de preuve. Pourtant, ces « reconversions » ne semblent pas si profondes. Une conversion consiste à passer d’un état A à un état B[4]. Mais qu’est-ce qui définit que l’état A soit le A et le B, le B ? Ces questions, ce début de théorisation réelle, l’auteur ne semble pas se les poser. Un chercheur en sciences sociales doit utiliser des concepts, par exemple celui de classe sociale. Or, les conversions professionnelles citées se font à classe sociale constante. Dans les exemples donnés, les auditeurs aux comptes qui raccrochent pour ouvrir un restaurant n’ouvrent pas une cantine ouvrière mais un camion-cantine (food truck) qu’ils iront conduire sur le parvis de la Défense ou devant leur ancienne école pour vendre leur hamburger bio à 15€ à leurs anciens camarades de promo.

Quelques détails des deux portraits ne trompent pas. Le langage managérial n’est pas parti : « le néo-épicier a une belle formule pour résumer sa nouvelle fiche de poste : ‘finalement, j’ai l’impression d’être un marchand de bonheur’ ». Qu’est-ce que le bonheur ? Peut-il s’acheter ? Le développement de sa start-up est nettement empreint de ce qui se fait en école de commerce : « son entreprise, passée entre-temps au statut de franchise, se développe dans la capitale et vise, à terme, à s’implanter dans d’autres grandes villes d’Europe » – et pourquoi pas des villes secondaires ou rurales ? La composition sociologique des employés de la nouvelle entreprise ne ment pas : « c’est une véritable filière de reconvertis ! Un vendeur d’une des boutiques est lui aussi passé par une école de commerce et vient du monde de la publicité. Un responsable de magasin a fait une fac de langues et parle couramment le chinois ». Les frontières que ces convertis ont traversées n’étaient peut-être pas si épaisses. Surtout, ceux-là ont eu le privilège pouvoir changer de situation car ils sortaient d’une situation privilégiée, précisément. Les employés et ouvriers n’auraient pas le même pouvoir s’ils décidaient de devenir consultants.

Dans la seconde histoire, le pot aux roses est découvert encore plus explicitement. Marie a ouvert une fromagerie. Comment a-t-elle eu cette idée? « Marie tombe sur le fromage un peu par hasard : les bars à vins envahissent les rues parisiennes, mais les petites assiettes qu’ils servent en accompagnement de la dégustation de vin ne sont pas toujours de premier choix, remarque-t-elle ». Elle a trouvé l’inspiration dans son milieu d’origine. Grâce au talent et à l’engagement de Marie, son bar à fromages est « l’un des mieux notés de la ville sur les sites gastronomiques ». Ouf ! Marie n’a pas dévalidé sa conversion. D’ailleurs, ses parents veillaient sans se faire de sang d’encre : « quand Marie a annoncé son projet à ses proches, tout s’est bien passé ». Le coming-out de Marie n’était peut-être pas si profond que cela.

Le concept du bullshit job et son interprétation dans le livre

Plus tard, le concept central est évoqué, celui des « bullshits jobs ». Littéralement traduit par « boulots de merde de taureau »[5], ces métiers se traduiraient plutôt par métiers du baratin : des métiers qui brassent des mots, vendent du vent, et qui inventent des concepts sans les maîtriser. Le baratin n’est pas juste l’inutile, le superfétatoire. Le « bullshit » n’a certes pas de contenu de fond mais il a une fonction bien réelle, celle de tromper. C’est du pataquès, de l’esbroufe. Par exemple, très souvent, le destinataire du baratin est un client à qui le baratineur doit vendre un produit ou un service dont le client n’a pas besoin. David Graeber, qui est anthropologue à Londres, est celui qui a popularisé ce concept du bullshit job en 2013 dans un article publié sur internet[6]. Sa thèse peut se résumer ainsi : le capitalisme a réussi à augmenter la productivité générale à un point où le besoin agrégé en travail fut trop faible pour donner un emploi à tout le monde. Le capitalisme a pallié à cela en créant des millions de métiers qui n’apportent rien à la société mais qui existent tout de même.

Voici ce que La révolte des premiers de la classe dit de la thèse de David Graeber : « dans cette nouvelle organisation, la majorité des salariés de l’économie de l’information œuvre à la maintenance ou à l’optimisation du système existant (coordination, partenariat, fluidification). Contrairement à ce qu’affirme leur grand contempteur David Graeber, ces ‘métiers à la con’ qui se sont multipliés ne sont pas à proprement parler inutiles. Ils sont mêmes quelques part les métiers les plus utiles de l’économie mondialisée. Sans eux, votre série préférée ne serait pas correctement encodée, votre dosette de café ne rentrerait pas tout à fait dans la machine et votre avion n’atterrirait pas à l’heure exacte. Sans les métiers à la con, nous habiterions un monde approximatif et la société telle que nous la connaissons cesserait de fonctionner. Pourtant, chacune de ces contributions, prise individuellement, semble plus que jamais vaine… et personne ne sait vraiment ce pour quoi il se rend au travail tous les jours. »

Un tel raisonnement est un bien mauvais procès fait à David Graeber. Je pense que ce passage, s’il ne présume pas de tout ce qui pourrait être abordé par la suite dans l’ouvrage de M. Cassely, donne une idée des axiomes et points aveugles de cet auteur. Tout d’abord, pour vouloir apporter à la recherche sur le sujet, de nombreux termes sont posés là sans chercher à être définis. Comment caractériser « l’économie de l’information » ? De quelle information s’agit-il, transitant par quels moyens, entre quels destinataires ? Cette économie de l’information nécessite bien évidemment « coordination, partenariat, fluidification ». Qui doit se coordonner avec qui ou quoi ? Qui gagne en fluidité et qui en perd, le travailleur ou le consommateur ? Ensuite, la description faite de la disparation des bullshits jobs est également anxiogène sans argumentation. « Sans les métiers à la con, nous habiterions un monde approximatif et la société telle que nous la connaissons cesserait de fonctionner ». Le monde peut-il être approximatif en soi ? Qu’est-ce qui serait approximatif, et aux yeux de qui ? Qui est « nous » dans « la société telle que nous la connaissons » ? Heureusement, d’autres extraits permettent de comprendre. « Sans eux, votre série préférée ne serait pas correctement encodée, votre dosette de café ne rentrerait pas tout à fait dans la machine et votre avion n’atterrirait pas à l’heure exacte ». « Eux », ce sont donc ceux qui encodent une série. Pourtant, les petits génies informatiques de la côte ouest américaine sont bien en proie aux « BS jobs » aussi[7]. Il y a aussi « eux » qui fabriquent des dosettes à café ou contrôlent les avions. Ceux-là diraient-ils eux-mêmes exercer dans le baratin ? Ce n’est pas évident, car ils peuvent sans doute voir l’intérêt de l’action de leur organisation pour la société. Quoiqu’on puisse douter de l’apport des cafés en dosette, au moins, à la fin, il y a un produit. Mais pour un audit des comptes, quel est l’aboutissement ? Cet aboutissement est-il certain, ou est-il une simple promesse ? Comme on le verra plus bas, le travail de certaines professions s’évanouit parfois totalement. Enfin, les contrôleurs aériens sont certes indispensables dans la société actuelle mais est-il si compliqué de penser une société sans eux (ou avec beaucoup moins d’entre eux) ? Pour comparer, prenons l’exemple du train. En France comme dans de nombreux pays, une compagnie ferroviaire, la SCNF, contrôle la circulation de l’ensemble des trains du réseau national. Au Royaume-Uni, le secteur a été ouvert à la concurrence dans les années 1990. Plusieurs compagnies de chemin de fer partagent depuis les mêmes rails. Donc, une autorité de contrôle centrale a inévitablement dû être mise en place. Il s’agit d’une institution publique à laquelle toutes les compagnies de train doivent envoyer les horaires de leurs trains. Cette instance doit ensuite faire une répartition convenable des horaires en fonction des compagnies. Finalement, « l’ouverture » vers le « marché libre » ou la « concurrence libre et non faussée » s’est faite en ajoutant des règles plutôt qu’en en enlevant, en complexifiant énormément le système et surtout en créant une organisation entière dont on aurait pu se passer. Cette nouvelle organisation a mené à des effets très contre-productifs, en premier lieu l’augmentation concomitante des tarifs et des retards[8].

« Nous », ce « nous » qui « regarde sa série préférée », sommes donc des gens buvant des cafés en dosettes et prenant l’avion. Or, cette description ne correspond qu’à une petite partie de la population, les classes aisées. Les pauvres boivent du café moulu voire soluble, et ne prennent jamais l’avion. « Nous » sommes donc ces mêmes surdiplômés, payés grassement même si nous avons un doute sur l’utilité de notre métier. Qu’on se rassure donc : nos métiers ne sont pas inutiles à la société puisqu’ils sont utiles pour nous-mêmes, et pour la préservation du mode de vie de notre classe. Mais notre classe n’est pas auto-suffisante, elle a également besoin du travail des classes inférieures pour subsister. Et d’ailleurs, la mèche fut vendue dès le début du passage : « la majorité des salariés […] œuvre à la maintenance [..] du système existant ». Le message est ainsi révélé : si vous êtes dominant, surtout ne cherchez pas trop à changer la société. L’ouvrage s’adresse donc aux plus riches, ce qui n’est pas en soi répréhensible et était même annoncé au départ. Mais cela résiste mal à l’idée de faire de cet ouvrage une contribution à la science. En effet, la science se doit d’être adressée à tous c’est-à-dire à personne en particulier.

Une bonne conceptualisation des bullshits jobs

Quand David Graeber parle de métiers inutiles, il insiste sur le fait qu’il ne décide pas lui-même de l’utilité d’une tâche ou d’une autre. Il ne choisit pas d’un certain point de vue, pas même le sien, ce qui serait acceptable ou non. Il se concentre sur des professionnels qui pensent eux-mêmes que leur profession n’apporte rien à la société. Or dans les exemples donnés par Jean-Laurent Cassely, les jeunes quittent leur métier initial car il ne leur « correspond pas » ou qu’ils « voudraient retrouver du concret et une vie personnelle ». Ces témoignages sont en général personnels, et plus rarement généralisés. Ils comportent rarement des termes ou formulations tels que « la profession entière des juristes d’entreprise n’apporte rien à la société », « ce cabinet paye ses auditeurs pour rien », ou « je vais passer à 80% de temps de travail, et sortir à 17h tous les jours ». Dans une clarification de publiée en 2017, David Graeber propose une typologie des bullshits jobs en cinq catégories[9]. Ces descriptions permettent de mieux cerner en quoi, en plus de l’inutilité subjective, ces métiers peuvent être inutiles pour la société prise en tant que telle et non simplement comme la somme de ses parties ou du point de vue de l’une de ses parties[10].

Le premier type de métier du baratin est le valet, « celui qui est là pour que d’autres personnes se sentent importantes ». Ce sont des sortes de secrétaire, par exemple les réceptionnistes des grandes entreprises que personne n’appelle jamais. Ces premiers baratineurs-baratinés ne font presque rien de leurs journées.

Les deuxièmes baratinés sont les « sbires », ceux dont personne n’aurait besoin s’ils n’étaient pas déjà là. « Si personne n’avait d’armée, qui aurait besoin d’une armée ? ». Leur existence provient précisément de la concurrence capitaliste, soi-disant gage d’efficacité. Ce sont les juristes, les télé-marketeurs (prospecteurs téléphoniques), et sans doute plus généralement toute profession qui cherche à améliorer la position concurrentielle de son entreprise, non en en améliorant sa valeur absolue mais seulement sa valeur relative à ses concurrents. Comme dans l’exemple de la gestion nationale du transport ferroviaire, la concurrence, un principe même du capitalisme, crée des métiers vides de sens. Si le cabinet X améliore la position de l’entreprise A par rapport au concurrent B de 1, et que le cabinet Y améliore celle de B par rapport à A de 1, finalement leurs deux prestations s’annulent.

Puis viennent les « cautérisateurs de jambe de bois ». Ils sont là « pour régler un problème qui ne devrait pas exister. Comme si vous aviez un trou dans votre toit et que plutôt que de simplement reboucher le trou, vous engagiez quelqu’un pour écoper l’eau de pluie toute la journée ». Leur entreprise, plutôt que d’améliorer son organisation qui génère des problèmes, engage quelqu’un pour réparer les conséquences de ces problèmes mais pas l’organisation en tant que telle.

Les quatrièmes sont les coches de case. Ils servent à ce que leur entreprise puisse cocher une certaine case en les employant. Par exemple, un « responsable bonheur au travail » recruté pour que son entreprise puisse dire qu’elle s’est dotée d’un « responsable bonheur au travail », et ainsi diffuser à raison ou à tort l’image d’une entreprise prenant soin du « bonheur au travail » de ses employés. Le concept même de bonheur au travail est trompeur, car il escamote un débat sur les conditions de travail. Salaire, temps de travail, sécurité, hygiène, cadences s’évaporent du débat une fois un baby-foot installé dans la salle de pause. Plutôt que de se demander comment améliorer le bonheur au travail, le responsable aurait peut-être mieux fait de travailler comme les autres pour simplement diminuer leur charge de travail, et ainsi les rendre plus heureux. La coche de case est aussi le rôle d’un auditeur aux comptes qui diagnostique un problème à résoudre à son client sans que ce client ne prenne les mesures recommandées pour résoudre le problème (en ne faisant rien, ou par exemple en engageant un cautérisateur de jambe de bois pour en gérer les conséquences). Dans ce cas, le client a acheté la prestation de conseil pour pouvoir le justifier auprès de sa hiérarchie, de son conseil d’administration ou de toute autre instance. La prestation de service n’étant pas appliquée alors que c’était son but, elle n’aura servi à rien.

Enfin, le dernier type de bullshit job est hiérarchique, il s’agit du manager qui doit faire travailler une équipe dont les membres travaillent de toute façon très bien tous seuls. Ceci peut apparaître à n’importe quel échelon de la hiérarchie.

En faisant cela, David Graeber a réalisé un vrai travail de conceptualisation. Il ne s’est pas contenté de collecter une série de témoignages et de les rendre tels quels : il les a rendus conceptualisés. Dans son premier article, Graeber se situait d’entrée de jeu sur le terrain de l’analyse macroscopique. Il analysait le capitalisme en tant que mode de production historique. Il partait du constat que suivant la logique du capitalisme, la quantité de machines et d’automatisation devrait être telle que la semaine normale de travail devrait être ramené à quinze heures tout au plus à notre époque. Cette thèse est loin d’être farfelue en soi[11]. Après avoir cité longuement M. Cassely, voici un passage de M. Graeber permettant de resituer plus correctement sa réflexion : « De plus en plus d’employés se retrouvent finalement comme les travailleurs de l’Union Soviétique, travaillant 40 ou 50 heures par semaine en théorie, mais travaillant dans les faits 15 heures comme Keynes l’avait prédit, puisque le reste de leur temps est consacré à organiser ou à participer à des séminaires de motivation, à mettre à jour leur profil Facebook ou à télécharger des séries.

La réponse est clairement non-économique : elle est morale et politique. La classe au pouvoir a réalisé qu’une population productive heureuse et avec du temps libre était un danger mortel (pensez à ce qu’il s’est produit lorsque cela a commencé à être approché dans les années 60). Pour cette classe, l’autre pensée extraordinairement pratique est le sentiment que le travail possède une valeur morale en soi, et que quiconque qui ne se soumettrait pas à une discipline intense pendant la plupart de ses heures éveillées ne mériterait rien. »

Conclusion : le baratineur de l’anti-baratin

Jean-Laurent Cassely semble croire que tout métier a forcément une utilité à un moment ou à un autre, probablement car personne ne voudrait payer quelqu’un à rien faire. « Pourtant, chacune de ces contributions, prise individuellement, semble plus que jamais vaine… » : cette phrase de J.-L. Cassely revient à supposer qu’au niveau global, la somme des contributions individuelles n’est jamais vaine. Il approuve finalement la cause même de l’existence de ces bullshits jobs, c’est-à-dire l’organisation actuelle des moyens de production. D’ailleurs, les témoignages choisis dans La révolte des premiers de la classe sont certes des changements de trajectoire individuelles, mais qui ne cherchent pas à renverser l’ordre établi pour mettre en place une société différente. Or cela est réfuté dès le départ dans le concept des bullshit jobs de D. Graeber. Pour lui, certaines professions ou certaines productions n’ont aucun apport réel pour la société. Leur existence résulte plutôt de la présence d’un pouvoir. Par exemple, le pouvoir du cadre dirigeant ou du médecin d’avoir une secrétaire, alors-même que son agenda se remplit automatiquement via Outlook ou un site internet. S’il est vrai que les cinq types de bullshit proposés précédemment ont une fonction, il n’en reste pas moins que leur disparition n’enlèverait pas grand-chose à la société « telle que nous la connaissons ». Le baratin sert toujours à tromper, il peut servir à cacher un contenu, à cacher une absence de contenu, ou à bien d’autres choses. La révolte des premiers de la classe, en dévoilant le fond du phénomène, était censé dévoiler le baratin qui entoure certains métiers. Pourtant, en restant superficiel, l’ouvrage ne fait qu’ajouter lui-même à l’incompréhension et finalement au baratin.

Par Guillaume Pelloquin (Page twitter). 


[1] La révolte des premiers de la classe, Jean-Laurent Cassely, éditions arkhê, 8 mai 2017

[2] « Lost in Education : le blues des surdiplômés au travail », Arnaud Cudennec et Guillaume Pelloquin, L’éco pour les étudiants, 8 janvier 2017

[3] Voir par exemple « Ces diplômés des grandes écoles de commerce qui ont changé de voie », Le Monde, 19 novembre 2016 ; « « J’ai un job à la con », neuf salariés racontent leur boulot vide de sens », Le Nouvel Obs, 2016.

[4] Et une reconversion serait de revenir à l’état A. Ainsi l’usage du terme « reconversion professionnelle » est faussé.

[5] Selon la remarque de Julien Brygo et Olivier Cyran dans leur excellente enquête sur les emplois précaires et épuisants tout en étant vides de sens. Boulots de merde !, La Découverte, 2016

[6]On the phenomenon of bullshit jobs”, David Graeber, Strike! Magazine, 2013

Voir alternativement cette courte entrevue vidéo : BULLSHIT JOBS – David Graeber, London Real (Youtube), 2015

[7] Dans la Silicon Valley, « coder, c’est chiant à mourir », Lucius, Usbek & Rica, 9 septembre 2017

[8] Pour approfondir sur le sujet, voir David Graeber, Bureaucratie, Les liens qui libèrent, 2015

[9] David Graeber – 5 Types of BS jobs, Real Media (Youtube), 9 mai 2017

[10] Un bon exercice pour comprendre le concept consiste à classer dans ces cinq catégories de bullshit les neufs situations décrites dans l’article du Nouvel Obs cité plus haut (« « J’ai un job à la con », neuf salariés racontent leur boulot vide de sens », Le Nouvel Obs, 2016).

[11] « Pourquoi et comment il faut réduire le temps de travail », Guillaume Pelloquin, L’éco pour les étudiants, 6 octobre 2017

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