Témoignage de ceux qui l'ont fait – 3

« Bonjour à tous,
Pour ma part, j’ai eu 15 à l’épreuve d’ESH de l’ESCP. J’étais assez satisfait de ma note par rapport à mon ressenti à la sortie de l’épreuve, d’autant plus que je me considère plutôt comme un élève moyen en éco, et j’ai ainsi demandé ma copie pour faire le point (et pour tenter de faire au moins aussi bien en mai prochain puisque je suis cube).

Après avoir relu ma copie, je crois que plusieurs choses méritent d’être soulignées.

Premièrement, ma copie est loin d’être parfaite, il y a même plusieurs maladresses (de langage ou de raisonnement). Pourtant j’obtiens tout de même 15. Sachez que 20% des candidats obtiennent une note supérieure ou égale à 14 en éco au concours. Il n’est donc pas fou de prétendre à une bonne note en esh.

Deuxièmement, comme l’avait dit Margaux, on a beau aborder différents thèmes dans notre réflexion (les sujets ESCP étant souvent assez larges), on ne peut produire une réponse exhaustive dans un volume de pages et de temps aussi réduit ! On est même parfois contraint de passer très rapidement sur des notions qui semblent pourtant essentielles que l’on résume en quelques lignes seulement. 

Cela m’amène à mon troisième point, qui est sans doute le plus important. L’étendu d’un sujet de concours implique le fait qu’on ne peut parler de tout et qu’il faut faire des choix. Dès lors, je ne crois pas qu’il y ait des connaissances « obligatoires » à replacer à tout prix. Sur mon sujet sur la concurrence, je n’ai pas abordé les notions comme le duopole de Cournot ni même la concurrence pure et parfaite ! En revanche, j’ai placé pas mal d’auteurs, de dates, de chiffres et d’actu (fusion NOKIA-ALCATEL). Autre exemple, sur un sujet portant sur le libre-échange, il n’est pas obligatoire de passer du temps à réexpliquer les thèses des avantages absolus de Smith et comparatifs de Ricardo. J’ai même envie de dire : tout le monde va le faire puisque c’est le B.A-BA. Les aborder en 2 ou 3 lignes suffira pour montrer au correcteur que vous y avez pensé mais que vous consacrez davantage de place dans votre démonstration à des thèses tout aussi pertinentes, qui feront la différence par rapport aux autres candidats.

Il faut donc arrêter de croire qu’il faut connaître par coeur un bouquin d’éco de 600 pages. Néanmoins, retenir des concepts clés, des auteurs « classiques » (au sens large) comme des contemporains, ainsi que des chiffres est indispensable. Je veux dire par là qu’il vaut mieux connaître moins d’éléments mais bien les maîtriser (et s’assurer qu’ils peuvent être utiliser sur beaucoup de sujets) plutôt que de s’encombrer l’esprit avec quelques détails qui ne vous serviront sans doute jamais. Mais tout ce que vous avancerez devra être le plus clair possible, de manière à être compris dès la première lecture par le correcteur.

Enfin, on ne va pas se le cacher, la qualité est nécessaire, mais la quantité aussi. On ne peut pas traiter un sujet aussi vaste que ceux proposés au concours en seulement 6 pages. Un minimum de 8 pages paraît déjà plus cohérent. Par la quantité, j’entends aussi par là des auteurs, dates et chiffres qui appuieront votre propos et montreront votre érudition. Une vingtaine de dates et une dizaine/quinzaine d’auteurs me semble honnête.

En bref, travaillez intelligemment, croyez en vous (des surprises arrivent au concours), et soyez prêts sur les sujets d’actualité ! Pour l’actu, il peut déjà y avoir ce blog à lire… 😊 »

Alexandre C, cube en ECE

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